Ce
laboratoire roulant n'a pas de prétentions en matière
de design (!) mais présente de larges possibilités d'évolution.
Le châssis-cage, constitué de tubes de forte section,
offre une protection efficace et permet d'envisager les essais les
plus extrêmes avec sérénité.
Le groupe moto-propulseur automobile présente l'intérêt
de pouvoir disposer d'un différentiel, d'une marche arrière
et d'une source de puissance hydraulique.
Les commandes de vitesses, d'accélérateur, de frein
et d'embrayage sont également empruntées à l'automobile.
La suspension arrière est composée de deux bras en
acier. Les combinés oléo-pneumatiques Fournales assurent
la fonction suspension. Ils sont disposés entre les bras et
les extrémités d'un balancier dont l'axe de rotation
se situe dans le plan de symétrie longitudinal du véhicule.
La rotation de cette pièce provoque un mouvement en "lames
de ciseaux" des deux bras, et donc la montée d'une roue par
rapport à l'autre et, par suite, la mise en roulis de l'engin.
La rotation du balancier est commandée par le déplacement
d'un vérin hydraulique alimenté par une pompe entraînée
par le moteur. Son débit est contrôlé par un organe
de distribution dont la position est fonction de la volonté
du conducteur.
Celui-ci dispose au guidon d'une commande lui permettant, sans
effort et par une démarche naturelle, de provoquer l'inclinaison
à droite ou à gauche et une mise en trajectoire correspondante.
Au-dessus de 20 km/h, ce véhicule peut se conduire uniquement
grâce à cette commande d'inclinaison, ce qui apporte
confort (conduite sans effort physique) et sécurité
(réflexes naturels). En dessous de cette vitesse, l'inclinaison
est limitée à quelques degrés grâce à
un système électronique.
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